DéFI veut bannir les avions les plus bruyants et polluants du ciel bruxellois.

À Bruxelles, comme dans toutes les métropoles, la pollution de l’air est régulièrement pointée du doigt pour ses effets néfastes à long terme sur la santé. Ces dernières semaines, le débat sur la zone de basses émissions a replacé cette problématique au cœur de l’actualité.

Au-delà de l’instrumentalisation qui en est faite, il est utile de continuer à rappeler l’objectif initial – partagé par l’ensemble des partis – de la zone de basses émissions : améliorer la qualité de l’air. Sauf qu’aujourd’hui, elle vise exclusivement la pollution liée au trafic routier, faisant peser les contraintes et la responsabilité de la pollution de l’air exclusivement sur les automobilistes. 

Pour certains d’entre eux, changer de véhicule relève davantage d’une contrainte liée à leur condition que d’une quelconque intention de polluer. Il est donc illogique qu’ils soient les seuls visés par les efforts alors que, dans le même temps, d’autres sources de pollution existent et restent largement absentes du débat.

Pour Jonathan de Patoul, chef de groupe DéFI au Parlement bruxellois « il n’est pas acceptable de contraindre aujourd’hui tous les Bruxellois qui possèdent    une voiture à faire un effort pour améliorer la qualité de l’air, quand dans le même temps on laisse Bruxelles se faire survoler par des avions-cargos, véritables poubelles volantes, sources de nuisances sonores intenses et de pollution de l’air ».

Le groupe DéFI dépose donc une proposition de résolution pour demander au Gouvernement bruxellois de défendre une approche plus globale de la protection de la santé et de la qualité de l’air, en tenant compte de l’ensemble des sources de pollution qui affectent la population, y compris le trafic aérien qui survole la Région bruxelloise et sa périphérie.
« Nous demandons, entre autres, que l’on défende une trajectoire claire et assumée contre la pollution engendrée par le survol intempestif de notre Capitale. Celle-ci doit reposer sur des standards environnementaux progressifs et un calendrier annoncé à l’avance, comme outil transitoire visant à la sortie progressive des avions les plus polluants et les plus bruyants et la préparation d’une remise en question structurelle du survol de Bruxelles » conclut le député amarante.