Les élections communales 2024 à Anderlecht auraient-elles été faussées ? DéFI saisit la commission de déontologie.

Même s’il est toujours présumé innocent, les messages révélés par l’émission Pano (VRT) sont accablants pour Lotfi Mostefa, soupçonné, entre autres, d’avoir conditionné l’attribution de logements sociaux à un soutien électoral.

Une question taraude DéFI : M. Mostefa, qui a réalisé le premier score électoral toutes listes confondues à Anderlecht en 2024, aurait-il obtenu le même résultat s’il n’avait pas été à la tête du Foyer anderlechtois ? Si l’usage présumé des listings de candidats locataires à des fins électorales venait à être prouvé, c’est l’ensemble de sa légitimité politique qui s’effondrerait.

Pour Jonathan de Patoul, chef de groupe DéFI : « De telles pratiques, si elles sont avérées, sont susceptibles de fausser les résultats électoraux et la concurrence entre candidats. S’il a eu besoin de tricher pour gagner, c’est peut-être le signe que sa place n’était pas en politique. Une fois de plus, cela ébranle la confiance des citoyens dans la démocratie. »

Et de compléter : « Nous demandons la saisie immédiate de la commission de déontologie du Parlement bruxellois en raison de l’usage présumé des données personnelles des candidats locataires par M. Mostefa, à des fins purement électorales et partisanes. »

Saisir la commission de déontologie, au même titre qu’une commission d’enquête, c’est permettre au logement social anderlechtois de redevenir un droit et non pas une récompense pour les bons électeurs.

Pour DéFI, c’est très clair : si M. Mostefa a fait usage des listings des candidats locataires du Foyer anderlechtois à d’autres fins que celles prévues par la loi, il devra rendre des comptes. Parce que dans la démocratie bruxelloise, on ne peut tolérer aucune forme de tricherie.